đŸ§‘â€đŸŽ€ J Abandonne Une Partie De Moi Que J Adapte

Cest quoi le bonheur ? Avec humour et justesse, J’abandonne une partie de moi que j’adapte nous fait voyager des annĂ©es 60 Ă  l’époque actuelle pour Ilfaut voir les autres partie pour comprendre l'histoire. 2 Pets en ma possession, je continue mon Ă©popĂ©e Ă  travers ce jeu Ă©trange. AprĂšs avoir attrapĂ© Flowa, je continuais Ă  essayer d'ouvrir les portes, surtout qu'on est dans une Ă©cole abandonnĂ©, on devrait pouvoir rentrer Cest ce que la piĂšce J’abandonne une partie de moi que j’adapte mise en scĂšne par Justine Lequette tente de nous faire rĂ©aliser en ouvrant le dialogue sur la dĂ©finition du bonheur. BasĂ©e sur le documentaire Chronique d’un Ă©tĂ© (1961), qui est un des prĂ©curseurs du mouvement cinĂ©ma-vĂ©ritĂ© en France et rĂ©alisĂ© par Jean Rouch et Edgar Morin . Jabandonne une partie de moi que j’adapte. Voir la fiche du spectacle. Justine Lequette / Group NABLA. ProfondĂ©ment marquĂ©s par le film documentaire tournĂ© par Edgar Morin et Jean Rouch en 1960, Chronique d’un Ă©tĂ©, premiĂšre expĂ©rience française de cinĂ©ma-vĂ©ritĂ©, Justine Lequette et ses quatre comĂ©diens en reprennent les questions-clĂ©s, adressĂ©es Ă  des Jabandonne une partie de moi. que j'adapte Justine Lequette CrĂ©ation Studio Théùtre national Wallonie Bruxelles (Belgique) VoilĂ  une piĂšce d'aujourd'hui, laurĂ©ate du Prix Impatience 2018, au ton apparemment lĂ©ger, Ă  la forme plaisante et trĂšs enlevĂ©e. Elle est nĂ©e d'un film-documentaire de 1960, Chronique d'un Ă©tĂ©, primĂ© au Festival de Cannes, oĂč deux ThéùtreNational Wallonie-Bruxelles Justine Lequette Jeudi 5 mai Ă  21h00. J’abandonne une partie de moi que j’adapte AprĂšs l’expĂ©rience vĂ©cue ces derniers mois par chacun et chacune d’entre nous, comment ne pas reprogrammer ce spectacle qui aborde, de maniĂšre Ă  la fois poĂ©tique et politique, la question du travail et plus encore du bonheur. Production Production CrĂ©ation Studio Théùtre National Wallonie-Bruxelles Coproduction Group Nabla Construction dĂ©cors et costumes Ateliers du Théùtre National Wallonie-Bruxelles Projet issu de Solo Carte Blanche – E.S.A.C.T Cinquantenuances plus claires, un film de James Foley de 2018. Plus heureux que jamais, Anastasia et Christian forment dĂ©sormais un couple solide. Cependant, leur bonheur est troublĂ© par Jack Hyde, l'ancien patron d'Anastasia et par une nouvelle qui pourrait dĂ©tr. Cinquante Nuances plus claires Apropos de l'Ă©vĂ©nement J’abandonne une partie de moi que j’adapte du vendredi 6 juillet 2018 au jeudi 26 juillet 2018 Avignon Off. Théùtre des Doms 1 bis rue des escaliers Saint Anne, Avignon Ă  19h30 (relĂąches les 11 et 18 juillet). TĂ©l. : 04 90 14 07 99. + − Jabandonne une partie de moi que j’adapte est une pratique d’écriture de plateau collective trĂšs aboutie. À la fin, nus, dĂ©pouillĂ©s, un peu perdus, les comĂ©diens laissent derriĂšre eux les oripeaux d’un monde dans lequel ils semblent ne plus se reconnaĂźtre. DurĂ©e : 1h10 Mise en scĂšne : Justine Lequette Avec RĂ©mi Faure, Benjamin Lichou, Jules Puibaraud, LĂ©a Romagny Êtes-vous heureux ? ». À partir de cette question intentionnellement naĂŻve, Jean Rouch et Edgard Morin tissaient le canevas de Chronique d’un Ă©tĂ©, photographie estivale d’une sociĂ©tĂ© française en pleine mutation Ă  l’aube des annĂ©es 60.Plus d’un demi-siĂšcle plus tard, Julie Lequette s’empare de ce film culte, dont elle reconstitue, avec ses quatre partenaires, J'abandonne une partie de moi que j'adapte" Théùtre LibertĂ© 5 octobre. Culture et loisirs. 20/09/2021. Synopsis: Les annĂ©es 60 : bouteilles de rouge, moustaches et cigarettes, ça ïŹ‚eure bon une « certaine idĂ©e de la France ». Un demi-siĂšcle plus tard, pleins d’entrain et de fausse naĂŻvetĂ©, les jeunes artistes issus du Conservatoire de LiĂšge, en Belgique, mettent Jabandonne une partie de moi que j’adapte J ustine Lequette fait ses premiĂšres armes théùtrales auprĂšs du metteur en scĂšne et auteur Antoine Lemaire et se produit dans plusieurs spectacles dont Vivre sans but transcendant est devenu possible, jouĂ© avec la compagnie Tech d’Antoine Lemaire. AprĂšs un master de droit obtenu Ă  l’UniversitĂ© Droit et SantĂ© de Lille, puis p>Justine Lequette met en scĂšne le fruit d’une crĂ©ation collective qui mĂ©lange documentaire et textes dramatiques. Cette confluence nous invite Ă  rĂ©flĂ©chir sur le monde du travail et notre sociĂ©tĂ©, mais surtout sur nos rĂȘves et cette quĂȘte constante du bonheur. Pendant que les spectateurs s’installent dans la salle, le personnage incarnĂ© par LĂ©a Romagny

Unebase de donnĂ©es contenant des dizaines de milliers de fiches sur des spectacles, des Ɠuvres, des personnes et des organismes (théùtres, compagnies, festivals). J'abandonne une partie de moi que j'adapte | Les Archives du Spectacle EsiK. Sortir En Bretagne FinistĂšre FinistĂšre nord Morlaix Théùtre J’abandonne une partie de moi que j’adapte ÉvĂšnement culturel FĂȘte et manifestation PiĂšce de théùtre Spectacle ÉvĂšnement culturel Ă  Morlaix Quand ?du Jeudi 28 Avril 2022 au Vendredi 29 Avril 2022A quelle heure ? de 20h30 Ă  15h10 OĂč ? Morlaix29600 - FinistĂšre nord - 27 Rue de Brest, Théùtre du Pays de Morlaix Non communiquĂ© par l'organisateur ⼜ ➀ du Jeudi 28 Avril 2022 au Vendredi 29 Avril 2022de 20h30 Ă  15h10 Avec un regard poĂ©tique et politique, Justine Lequette et le collectif Group Nabla interrogent le bonheur, questionnent ce qui nous rend heureux et le sens de nos vies. En 1960, Jean Rouch et Edgar Morin posaient ces questions aux passants, aux Ă©tudiants, aux ouvriers C’est quoi le bonheur pour toi ? », Comment vis-tu ? », Est-ce qu’il y a quelque chose en quoi tu crois ? », dans Chronique d’un Ă©tĂ©, premiĂšre expĂ©rience de cinĂ©ma-vĂ©ritĂ© en France. La metteure en scĂšne Justine Lequette s’empare de ce film et en restitue quelques passages marquants. Quatre comĂ©diens s’amusent Ă  en rejouer quelques scĂšnes, pour faire dialoguer ces mots d’hier avec ceux de notre sociĂ©tĂ© contemporaine. Par des glissements entre théùtre documentaire, extraits de textes dramatiques contemporains et Ă©criture de plateau, ils cheminent d’une Ă©poque Ă  l’autre pour tenter de redonner Ă  la question du bonheur toute sa beautĂ© et sa vitalitĂ©. Source des donnĂ©es DATATourisme Envie de manger prĂšs de Morlaix ? DĂ©couvrez nos suggestions de restaurants Ă  Morlaix Se loger prĂšs de Morlaix ? Trouvez une location de vacances Ă  Morlaix Morlaix Morlaix [mɔʁlɛ], est une commune française de Bretagne, situĂ©e dans le nord-est du dĂ©partement du FinistĂšre. Elle est une sous-prĂ©fecture et par consĂ©quent chef-lieu de l'arrondissement de Morlaix, dont elle est la commune la plus peuplĂ©e avec 14 845 habitants en 2019 14 559 en 2017, alors chiffre le plus bas depuis 1936, ce qui la place au 6e rang dĂ©partemental derriĂšre Guipavas, au 21e rang rĂ©gional et au 657e rang national hors Mayotte, ce dernier chiffre Ă©tant valable pour l'annĂ©e 2017. Elle est au centre d'une aire d'attraction rassemblant 61 629 habitants 2019 et de la communautĂ© d'agglomĂ©ration Morlaix CommunautĂ©. SituĂ©e en retrait de la cĂŽte nord du FinistĂšre, en fond de ria, cette ville-pont est souvent victime d'inondations les derniĂšres graves inondations sont survenues en 1974, 1995, 2013 et 2018 car elle est au confluent de deux riviĂšres, le Queffleut et le Jarlot, qui forment le Dosenn ou riviĂšre de Morlaix qui se jette dans la Manche, en baie de Morlaix. Elle fait partie du TrĂ©gor et du LĂ©on, deux pays historiques dĂ©limitĂ©s par le Dosenn. Ils sont sĂ©parĂ©s mĂȘme en ville, comme en tĂ©moigne l'existence du quai de TrĂ©guier et du quai du LĂ©on. La ville est notamment connue pour son viaduc construit au XIXe siĂšcle en plein centre-ville, ce qui lui vaut le surnom de CitĂ© du Viaduc ». Ses habitants sont appelĂ©s les Morlaisiens et les Morlaisiennes. source wikipedia AprĂšs le Théùtre des Doms Ă  Avignon, c’est au Festival Impatience que le Group Nabla prĂ©sente sa premiĂšre crĂ©ation, J’abandonne une partie de moi que j’adapte. Un subtil questionnement de la notion de bonheur, basĂ© sur le cĂ©lĂšbre documentaire Chronique d’un Ă©tĂ© 1960. L’hĂ©ritage des annĂ©es 60, depuis quelques temps et plus encore le cinquantenaire de Mai 68, donne matiĂšre Ă  penser Ă  de nombreux artistes de théùtre. On connaĂźt par exemple l’intĂ©rĂȘt de Julie Deliquet pour cette pĂ©riode. On se rappelle de Tout ce qui nous reste de la rĂ©volution, c’est Simon 2010 du collectif l’Avantage du Doute, repris cette annĂ©e lors de l’Occupation du Théùtre de la Bastille par la compagnie. Ou encore du reenactment de l’occupation de l’OdĂ©on pendant un mois par un ComitĂ© d’Action rĂ©volutionnaire orchestrĂ© en avril dernier par le Birgit Ensemble avec les Ă©lĂšves de troisiĂšme annĂ©e du Conservatoire National. Avec J’abandonne une partie de moi que j’adapte, le jeune Group Nabla, en compĂ©tition au Festival Impatience, confirme que ce morceau d’Histoire sied particuliĂšrement aux collectifs. NĂ©e Ă  la sortie de l’école de théùtre de LiĂšge, l’ÉSACT, la compagnie belge s’y attaque en partant de Chronique d’un Ă©tĂ© de Jean Rouch et Edgar Morin. Un film qui, prĂ©cise une voix off en guise d’introduction, n’a pas Ă©tĂ© jouĂ© par des acteurs mais vĂ©cu par des hommes et des femmes qui ont donnĂ© des moments de leur existence Ă  une expĂ©rience nouvelle de cinĂ©ma-vĂ©ritĂ© ». Pour la metteure en scĂšne Justine Lequette et les comĂ©diens LĂ©a Romagny, RĂ©mi Faure, Benjamin Lichou et Jules Puibaraud, le choix de cette Ɠuvre impose de trouver une maniĂšre de traduire au plateau une spontanĂ©itĂ©. Un ancrage dans ce que le prĂ©sent a de plus intime les doutes des individus. Leurs croyances, leurs utopies. Ils y rĂ©ussissent avec talent en mĂȘlant au scĂ©nario du film de 1960 des matĂ©riaux contemporains la piĂšce Je te regarde d’Alexandra Badea et deux documentaires de Pierre Carles, Christophe Coello et StĂ©phane Coxe sur le travail. Le Group Nabla se rĂ©vĂšle ainsi maĂźtre dans l’art de rĂ©activer les questions d’hier et de les mettre au diapason d’aujourd’hui. Un dĂ©cor modulable oĂč trĂŽne une bibliothĂšque leur suffit. Les questions – Êtes-vous heureux ? » par exemple, ou comment te dĂ©brouilles-tu avec la vie ? » – qu’ils dĂ©clinent Ă  travers une succession de scĂ©nettes ont beau ĂȘtre des plus sĂ©rieuses, les quatre artistes les abordent avec une lĂ©gĂšretĂ© rĂ©jouissante. Avec une Ă©vidente joie d’ĂȘtre au plateau, qui doit beaucoup Ă  l’implication de tous les comĂ©diens dans l’écriture du spectacle. Au fil de ses habiles allers-retours entre les Ă©poques, J’abandonne une partie de moi que j’adapte, se dessinent quelques changements, qui touchent surtout au vocabulaire et aux attitudes. Et beaucoup de stagnations. AprĂšs un saut temporel par exemple, le monologue nĂ©olibĂ©ral d’un patron marque en effet une parfaite continuitĂ© avec les souffrances ouvriĂšres et Ă©tudiantes exprimĂ©es auparavant. Lesquelles auguraient un vent nouveau
 AnaĂŻs Heluin – J’abandonne une partie de moi que j’adapte Un projet initiĂ© et mis en scĂšne par Justine Lequette Ecriture collective Avec RĂ©mi Faure, Benjamin Lichou, Jules Puibaraud, LĂ©a Romagny Assistant Ă  la mise en scĂšne Ferdinand Despy CrĂ©ation lumiĂšre Guillaume Fromentin Projet issu de Solo Carte Blanche de l’ESACT Production CrĂ©ation Studio Théùtre National Wallonie-Bruxelles Coproduction Group Nabla Avec le soutien de L’ESACT, La Chaufferie-Acte1, Festival de LiĂšge Avec le soutien de Eubelius & Wallonie-Bruxelles International Remerciements NathanaĂ«l Harcq, Annah Schaeffer, Astrid Akay et Jo De Leuw DurĂ©e 1h10 Festival Impatience – Théùtre de Gennevilliers Les 11 et 12 dĂ©cembre 2018 Théùtre Paul Eluard Choisy-le-Roi Le 2 avril 2019 Théùtre de L’Aire Libre Rennes Les 4 et 5 avril 2019 Théùtre des Quatre Saisons Gradignan Le 2 mai 2019 En cette rentrĂ©e 2019, le Théùtre Denise-Pelletier nous propose la piĂšce J’abandonne une partie de moi que j’adapte », du 28 aoĂ»t au 7 septembre dans la salle Fred-Barry. DerriĂšre ce titre quelque peu Ă©nigmatique se cache une rĂ©flexion sur le bonheur, et sur la place que tient le travail dans nos vies. Des questions existentielles qui traversent les heureux se ? J’abandonne une partie de moi que j’adapte » est une piĂšce belge inspirĂ©e du documentaire français Chronique d’un Ă©tĂ© » 1961 d’Edgar Morin et Jean Rouch, une Ɠuvre phare du cinĂ©ma-vĂ©ritĂ© en Europe. Dans ce film, les cinĂ©astes ont fait le choix de poser Ă  des passants, ouvriers, Ă©tudiants et immigrants, des questions liĂ©es au bonheur, et notamment la suivante En quoi votre bonheur est-il liĂ© au travail ? » Une thĂ©matique qui rĂ©sonne encore 60 ans plus une partie de moi que j’adapte. CrĂ©dit Hubert AmielLe bonheur vĂ©cu hier, comme aujourd’huiLa piĂšce s’ouvre dans les annĂ©es 60, oĂč les comĂ©diens incarnent des personnages tĂ©moignant de la difficultĂ© du monde ouvrier d’alors. Dans une sociĂ©tĂ© en plein essor industriel, les questions d’aliĂ©nation au travail, de sens de la vie et d’engagement politique, occupent les propos des protagonistes. MĂȘme si la rĂ©alitĂ© du monde du travail s’est transformĂ©e depuis, on ne peut s’empĂȘcher de faire le parallĂšle avec la sociĂ©tĂ© hyper consommatrice que nous connaissons aujourd’ ce que fait trĂšs bien la piĂšce en transposant, dans une deuxiĂšme partie, ces mĂȘmes questions en 2019. Les interrogations et la quĂȘte de sens demeurent tout aussi intenses, mĂȘme si elles ont Ă©voluĂ©. À quoi puis-je bien servir dans mon entreprise ? M’offrir le train de vie effrĂ©nĂ© de la sociĂ©tĂ© actuelle vaut-il rĂ©ellement le coup ? Qu’a-t-on fait de nos idĂ©aux de jeunesse arrivĂ©s Ă  l’ñge adulte ? Consommer les derniers biens Ă  la mode mĂ©rite-t-il vraiment qu’on se tue Ă  la tĂąche ?Il se dĂ©gage de ces tĂ©moignages un goĂ»t de compromis, oĂč chacun navigue dans la vie en s’adaptant aux normes d’une sociĂ©tĂ© qui place le travail et le confort matĂ©riel, voire la richesse, comme des valeurs fondamentales, en nĂ©gligeant notre moi authentique ». D’oĂč le titre de la piĂšce, repris directement d’un tĂ©moignage marquant du film de une partie de moi que j’adapte. CrĂ©dit Hubert AmielRĂ©flĂ©chir oui, mais avec le sourire !MalgrĂ© le sĂ©rieux apparent du sujet, cette piĂšce nous entraine dans un univers joyeux et attachant. Les acteurs belges, jeunes et fougueux, passent avec brio d’un personnage Ă  l’autre, d’une Ă©poque Ă  l’autre, avec beaucoup de justesse, d’humour et d’émotion. On se prend au jeu aussi parce que cette quĂȘte universelle nous touche personnellement, et que la piĂšce tourne autour de la confidence, accentuĂ©e par l’intimitĂ© de la salle je devais choisir un moment savoureux de la piĂšce, je retiendrais l’irrĂ©sistible non-lettre de prĂ©sentation » qu’un jeune adulte, dont tout porte Ă  croire qu’il s’agit d’un millenial, adresse Ă  un patron de start-up pour dĂ©cliner son offre d’emploi, tournĂ©e en dĂ©rision. Un grand bravo Ă©galement au discours tonitruant sur la valeur travail, dĂ©clamĂ© Ă  la façon d’un politicien, vĂ©ritable caricature de la glorification actuelle du dĂ©passement de soi professionnel. J’abandonne une partie de moi que j’adapte » est encore une belle trouvaille belge du Théùtre Denise-Pelletier, moi qui avais adorĂ© La ConvivialitĂ© » Ă  l’automne dernier. Si cette question du bonheur vous parle, ou que vous souhaitez simplement passer un bon moment, courez voir cette piĂšce Ă  succĂšs du Festival OFF d’Avignon en 2018, et qui tourne encore sur les scĂšnes belges et une partie de moi que j’adapteDu 28 aoĂ»t au 7 septembre 2019 Salle Fred-Barry — Théùtre Denise-Pelletier Informations et rĂ©servations NĂ© de l’initiative de Justine Lequette, Ă  la tĂȘte d’un quatuor d’interprĂštes collaborateurs issus du Conservatoire de LiĂšge, ce court spectacle grave et ludique confronte nos interrogations sur les rapports entre le bonheur et le travail Ă  celles d’un passĂ© Ă  la fois Ă©tranger et pourtant familier. Paris 1961 le cinĂ©aste ethnographe Jean Rouch et le sociologue Edgar Morin il aura 100 ans en 2021 veulent montrer des ĂȘtres humains qui, devant la camĂ©ra, seront les auteurs de leur propre existence ». Ce sera Chronique d’un Ă©tĂ©, un film manifeste qui fera Ă©cole dans le monde de l’art vĂ©ritĂ© Pierre Brault y participera, et on peut en trouver un Ă©cho jusque dans le théùtre documentaire. Dans la rue, dans des bibliothĂšques, chez eux, en compagnie d’une jeune intervieweuse, Marceline Loridan une compagne d’infortune de Simone Veil Ă  Auschwitz, ils interrogent ouvriers, employĂ©s, Ă©tudiants, artistes, sur la vie, le bonheur, le travail, le racisme, etc. Hubert Amiel LiĂšge, prĂšs de 60 ans plus tard Justine Lequette a l’idĂ©e de mettre en dialogue cette Ă©poque et la nĂŽtre, en centrant ses interrogations sur les rapports entre le bonheur et le travail. Elle transcrit cette recherche d’authenticitĂ© et de vĂ©ritĂ© selon sa conception de son rĂŽle d’autrice par une dĂ©marche collective et l’écriture de plateau. Cela donne une reconstitution drĂŽle mais ambitieuse du film-choc de 1961. Elle m’a un peu laissĂ©e sur ma faim, non pas Ă©videmment parce qu’elle n’apporte aucune solution aux questions fondamentales de l’existence, mais parce qu’elle donne l’impression que notre Ă©poque ne sait pas trop comment les formuler
 Il faut dire que mes attentes Ă©taient grandes, le spectacle arrivant aurĂ©olĂ© de ses succĂšs, en particulier au Festival Off d’Avignon 2018. Brillant, riche de beaucoup d’intentions la dramaturge l’a encore nourri d’une piĂšce d’Alexandra Badea, Je te regarde, et de deux documentaires sur le travail, le texte reste un peu disparate, comme si les coutures apparaissaient en dĂ©pit de l’ingĂ©niositĂ© et de la fluiditĂ© de la mise en scĂšne. 1961 et 2019 se regardent Le plaisir théùtral est cependant bien lĂ , le passĂ© et le prĂ©sent se parlant au moyen de dialogues et de tableaux jouissifs et pertinents. La piĂšce s’ouvre sur le suave prologue de la petite fille Ă  la balançoire dont les questions ingĂ©nues et tĂȘtues prĂ©figurent celles des adultes. Puis, dans une premiĂšre sĂ©quence, les trois comĂ©diens et la comĂ©dienne rejouent une scĂšne du film de 1961. C’est lĂ  le moment le plus joyeux de l’entreprise 1968 et ses utopies ne sont pas loin. En dehors de la savoureuse interprĂ©tation que nous donnent RĂ©mi Faure oh! la diction prĂ©cise et Ă©lĂ©gante de Rouch et Jules Puibaraud la gouaille plus familiĂšre de Morin, cigarettes, cravates, boogie-woogie et jusqu’à l’attitude galante mais protectrice envers la jeune femme suggĂšrent subtilement l’atmosphĂšre des annĂ©es 1960. Il faut souligner ici la performance du quatuor de complices qui passent avec souplesse d’un registre Ă  l’autre. DĂ©jĂ , en effet, ces doigts qui jouent des claquettes Ă  l’unisson pendant d’interminables minutes annoncent le thĂšme de la routine au travail et crĂ©ent un sentiment d’impuissance. Hubert Amiel Changements Ă  vue, dĂ©placements du dĂ©cor Ă  roulettes et nous dĂ©barquons en 2019. Un brillant technocrate partisan du nĂ©o-libĂ©ralisme Emmanuel Macron Ă  peine caricaturĂ© nous gratifie d’un exposĂ© sur le bonheur dans le travail. Une femme dans l’assistance l’impertinente fillette qui a grandi ? lui fait remarquer que lui, n’a que des rĂ©ponses, pas de questions. Tandis qu’un postulant parfait, zĂ©lĂ©, dynamique, a l’honneur de remettre sa non-candidature », dans la non-attente d’une rĂ©ponse » de la part d’un Ă©ventuel employeur
 AprĂšs ce petit pas du cĂŽtĂ© de l’humour et de la poĂ©sie, nous glissons de nouveau vers le passĂ©. AprĂšs la copie, voici l’original un extrait du film de Rouche et Morin. Mais, choix significatif, dans cette chronique de la vie Ă  Paris en 1960, la maĂźtresse d’Ɠuvre a retenu une scĂšne de couple oĂč l’homme finit par avouer que son travail n’a aucune utilitĂ© et que sa vie commence aprĂšs six heures ». Cet assombrissement annonce le dĂ©pouillement grave de la finale. Tour Ă  tour, les quatre personnages, dans un silence pesant ponctuĂ© de Ça va » impersonnels et monocordes, enlĂšvent leurs vĂȘtements et, nus, sortent un Ă  un, comme dĂ©semparĂ©s ou rendus Ă  leurs rĂȘves premiers. On n’est plus ni en 1960 ni en 2019, mais quelque part en chemin vers la condition essentielle de l’ĂȘtre humain. J’abandonne une partie de moi que j’adapte InitiĂ© et mis en scĂšne par Justine Lequette. Assistance Ă  la mise en scĂšne Ferdinand Despy. Éclairages Guillaume Fromentin. Écriture collective et interprĂ©tation RĂ©my Faure, Benjamin Lichou, Jules Puibaraud et LĂ©a Romagny. Une Production CrĂ©ation Studio Théùtre National Wallonie-Bruxelles en coproduction avec le Groupe Nabla, prĂ©sentĂ©e Ă  la Salle Fred-Barry du Théùtre Denise-Pelletier jusqu’au 7 septembre 2019.

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